Cuisine néerlandaise

Haring (hareng saumuré)

Le hareng saumuré néerlandais. Il n'est ni cuit ni fumé : un salage léger et quelques jours, c'est tout, et la chair devient tendre et fondante comme du beurre. Ce qui fait cela, ce ne sont ni des microbes ni un acide, mais les propres enzymes digestives du poisson — c'est pourquoi, quand on le vide, on laisse exprès le pancréas en place. Rien n'est ajouté ; tout le plat consiste à ne pas jeter ce qui était déjà à l'intérieur.

Stamppot

Un grand classique réconfortant de l'hiver néerlandais : des pommes de terre bouillies écrasées avec un légume comme le chou kale, servies avec une saucisse fumée. Le nom vient de « stampen » (écraser). Peu d'ingrédients, une seule casserole, et une assiette copieuse qui réchauffe.

Stroopwafel (gaufre au sirop)

La gaufrette néerlandaise cuite fine dans un gaufrier à motif quadrillé, fendue horizontalement dans sa propre épaisseur encore chaude, tartinée de sirop sur la face coupée puis refermée. Le sirop n'est pas une garniture ; c'est un attendrisseur. Le krumkake dit, de ce même genre de gaufrette fine, que les gaufrettes garnies ramollissent en une demi-heure, ce qui explique qu'on les garde vides dans une boîte — et le stroopwafel est conçu précisément pour cela. Le sirop retient l'eau et, en quelques heures, rend moelleuses de l'intérieur deux gaufrettes croustillantes. C'est donc un biscuit qui gagne à attendre, et la seule difficulté est la découpe : une gaufrette sortie du fer ne se laisse couper que quelques secondes.